Un GIEC local pour donner de la voix aux projections des scientifiques

Le GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) est surtout connu pour ses rapports réguliers qui décrivent un état de la situation climatique actuelle et future, à partir d’un travail de revue de la littérature scientifique. En compilant toutes ces études, il s’agit d’aller au-delà des controverses entre experts pour formuler des prévisions les plus fiables et précises possibles. Le premier rapport du GIEC publié en 1990 a par exemple servi à établir scientifiquement la responsabilité humaine du changement climatique. Sur un sujet marqué par l’intensité des polémiques et des conflits d’intérêt, la vertu du GIEC repose sur la formule « les scientifiques le disent. »

Le GIEC n’est pourtant par un laboratoire de recherche. C’est une instance onusienne. Son bureau est composé de scientifiques (issus des cinq continents), mais son Assemblée Générale reste pilotée par les Etats-membres. Ce qui en fait à la fois sa faiblesse et sa force. Le programme de travail du GIEC reste ainsi dépendant de la bonne volonté des gouvernements, d’autant que les décisions sont prises par consensus. Les Etats sont signataires du « résumé pour décideurs », co-produit à l’issue de chaque rapport. S’il conduit parfois à atténuer le propos, ce processus renforce aussi la responsabilité des gouvernements quant aux informations transmises. Un peu comme quand on doit cocher la case « j’ai pris connaissance de ces informations » après une série de clauses écrites en tout petit, avant de signer un contrat.

Le « résumé pour décideurs » illustre le rôle d’interface et de traduction assuré par le GIEC. C’est un outil de dialogue, qui vise à passer du champ scientifique au champ politique à travers la formulation de conclusions scientifiques « policy relevant, but not policy prescriptive » (pertinentes pour l’action publique mais non-prescriptives). En eux-même, les rapports du GIEC n’obligent personne ; ils n’ont pas de pouvoir de contrainte. Ils constituent plutôt une ressource, qui ne sert que si d’autres acteurs s’en emparent. C’est tout le propos porté par Greta Thunberg et les Marches pour le Climat, qui consistent à s’adresser aux gouvernements et aux entreprises en disant : « écoutez les scientifiques et tirez-en les conséquences par des actes ».

En résumé, la réussite d’un GIEC et sa capacité à orienter le passage à l’action repose sur la visibilité de ses productions : les constats doivent devenir suffisamment audibles pour devenir incontournables. Un GIEC confidentiel n’aurait aucun intérêt.

A quoi pourraient ressembler des GIEC locaux ?

Tout comme les gouvernements nationaux, l’action publique locale a besoin de s’appuyer sur les connaissances scientifiques pour prendre la mesure du problème comme son degré d’urgence, et pour hiérarchiser les réponses à apporter. Pour ce faire, plusieurs formats sont possibles.

Une première logique, descendante, vise à faire atterrir localement les constats et prévisions élaborés par le GIEC pour accompagner la montée en compétence des élus locaux sur les enjeux climatiques. En partant des rapports internationaux, on pourrait imaginer reproduire l’exercice du « résumé pour décideurs » à l’échelle de chaque territoire (une région et/ou une intercommunalité). L’élaboration de ce résumé donnerait lieu à une séance de négociation entre une délégation de scientifiques membres du GIEC et les élus/services de la collectivité pour sélectionner les conclusions les plus pertinentes sur chaque territoire, dont ils seraient ensuite les signataires. Faire signer les maires au pied des prévisions sur l’évolution probable de la température à l’horizon 2100 ou des conséquences de la fonte du permafrost ?! Un peu surréaliste à première vue, cette mesure pourrait pourtant être un levier efficace pour accroitre la prise de conscience locale des dérèglements climatiques sur le temps long et de leurs effets territoriaux à court terme.

La deuxième logique est ascendante, dans le prolongement de l’initiative engagée par la Métropole de Rouen en partenariat avec le WWF. Elle consiste à reproduire la méthode du GIEC pour consolider les analyses produites sur le territoire. Les diagnostics sur les enjeux climatiques sont nombreux, mais cette littérature grise produite lors des différents documents de planification reste souvent peu audible. Chaque GIEC local n’aurait pas pour fonction de produire des études supplémentaires, mais de valoriser les connaissances existantes et d’en renforcer la crédibilité et la lisibilité. On pourrait imaginer que cette activité devienne une fonction des Agences d’Urbanisme. Au croisement du monde de la recherche et de l’action publique, elles sont en effet bien placées pour assurer ce rôle de traduction et coordonner l’élaboration négociée d’un « résumé pour décideurs ». Les agences pourraient aussi favoriser le dialogue entre sciences dures et sciences sociales, pour cibler les GIEC locaux sur l’analyse des impacts économiques et social des dérèglements climatiques décrits par le GIEC et de la perte de biodiversité analysée par l’IPBES.

Il existe une troisième logique, inspirée des sciences participatives. Le GIEC local aurait alors pour objectif d’impliquer les acteurs du territoire (agriculteurs, habitants, services communaux des espaces verts, etc.) dans la production d’expertise sur la situation écologique du territoire. C’est ce qui a été mis en place par AcclimaTerra en Nouvelle Aquitaine avec la collecte des « savoirs d’acteurs ». Cette méthode a l’avantage de produire une analyse plus située et incarnée que les sobres rapports du GIEC. Telle une vigie collective, elle invite chaque habitant à devenir un porte-parole des vulnérabilités écologiques de son territoire.

Le rôle des élus locaux dans tout ça ?

Les élus sont les principaux destinataires de ce travail de synthèse. Ils interviennent en amont pour exprimer leur besoin d’expertise (via la co-définition du programme de travail) et en aval pour transformer des interpellations scientifiques en action publique effective. A travers la signature du « résumé pour décideurs », les élus s’engagent à prendre connaissance des éléments produits.

Quatre conditions de réussite

La mise en place de GIEC locaux a pour vertu de ramener le temps long dans l’action publique locale et d’améliorer la compréhension du défi climatique sous ses différentes facettes. Mais pour que l’idée vale la peine, plusieurs conditions sont à avoir en tête.

La stabilité du dispositif et sa régularité.

Le GIEC mondial a mis plusieurs décennies pour devenir un rendez-vous reconnu et attendu. Il en sera de même au niveau local. Créer un GIEC sur un territoire, c’est s’engager à ce que cette organe puisse survivre à un changement de priorité… ou d’exécutif. L’intérêt de ces rapports scientifiques découle de leur capacité à se mettre à distance de la conjoncture politique locale, pour donner à voir des évolutions structurelles.

L’implication de tous les élus locaux.

Le « résumé pour décideurs » est un exercice politique, d’où l’importance de la signature apposée par chaque collectivité en conclusion du document. Un GIEC intercommunal devra tout faire pour impliquer l’ensemble des élus, y compris celles et ceux qui sont le plus éloignés de la question. Par exemple, le résumé aura plus d’impact s’il est signé par chaque maire de l’intercommunalité que par le Vice-Président en charge de la transition. C’est un exercice collectif, qui fonctionne par le dialogue qu’il suscite entre les territoires impliqués.

La méthode de la consolidation scientifique.

Le rapport du GIEC n’est pas une étude : c’est un exercice de synthèse et de validation scientifique, pour donner du poids à un nombre limité de constats. Si le GIEC local aboutit à la production d’un énième diagnostic par un bureau d’études spécialisé, alors la démarche sera passée à coté de l’objectif.

La mise en commun des connaissances.

A l’inverse des diagnostics techniques, les rapports du GIEC ont une vocation grand public. Ils s’adressent autant aux décideurs qu’aux médias et aux mouvements associatifs. Pour que la formule « les scientifiques le disent » puisse opérer efficacement, encore faut-il que leurs énoncés soient largement partagés.

Sommaire du panorama

Introduction : quels outils pour amplifier la transition dans les territoires ?

Un GIEC local pour donner de la voix aux projections des scientifiques

Une COP territoriale pour s’engager sur une feuille de route commune mais différenciée

Un Grenelle territorial pour trouver un terrain d’entente et définir des engagements réciproques

Des Etats Généraux pour croiser les mondes et faire émerger de nouveaux sujets à l’agenda

Une convention citoyenne locale pour révéler les tensions et les points de convergence propres à chaque territoire

Transition écologique et action publique : prendre soin des interdépendances

Passionnée par l’application des approches systémiques, Mathilde François a rejoint Partie Prenante en janvier 2020. Avec son regard d’ingénieure agronome, elle porte un regard décentré sur l’action publique locale et ses défis face à la transition écologique. Un défi qu’elle résume en une formule inspirée de Baptiste Morizot : prendre soin des interdépendances. Après avoir interrogé des acteurs qui travaillent aux cotés ou au sein des collectivités territoriales pour la transition écologique, elle en livre ici les différentes déclinaisons possibles.

L’action publique locale est face à l’obligation légale de mettre en œuvre la transition écologique avec des Plans Climats alignés sur la Stratégie Nationale Bas Carbone. Elle doit pour cela contourner des freins structurels : quitter un fonctionnement en silo, s’extraire d’une action publico-centrée et articuler différents périmètres. En croisant des témoignages de terrain, il s’avère qu’une piste sérieuse pour contourner ces difficultés consiste à prendre soin des interdépendances.

Chaussons nos lunettes d’écologue. Intéressons nous aux interactions entre les acteurs qui le composent, ainsi qu’avec leur milieu. En portant ce regard sur l’action publique locale et son territoire, il apparait que nos vulnérabilités face au changement climatique et à la perte de la biodiversité sont sous-estimées et déconnectés les unes des autres. Elles pourraient cependant être incarnées si on leur trouvait des porte-paroles. Petits gestes et grands plans stratégiques semblent opposés, mais peuvent être réconciliés quand l’action publique locale se met à l’écoute et en appui des initiatives du territoire. En parallèle, les services en interne aussi trouvent à assumer leurs interdépendances en décloisonnant les méthodes de travail.

Les vulnérabilités ont besoin de porte-paroles

Les modifications de l’environnement (climat et biodiversité) sont difficiles à prendre en compte tant qu’elles ne se traduisent pas significativement dans le cadre de vie des habitants.  Il est donc essentiel de les rendre visible pour une mise en mouvement de la politique locale. Sans témoignages tangibles, une action environnementale pourrait avoir l’air d’être menée au détriment de l’amélioration des conditions de vie des habitants.

Or les vulnérabilités du territoire ont peu de porte parole. Pourtant, les témoins directs existent. Certaines professions pourraient être ciblées. Les agriculteurs pourraient être des porte parole privilégiés. Sentinelles des écosystèmes s’ils ont cette sensibilité, ils peuvent témoigner des sécheresses, de la baisse de pollinisation, de l’érosion des sols et de la perte de rendement.

Interrogé à ce sujet, Domitien Diétrie de la Communauté d’Agglomération du Muretain témoigne « Nous avons encore du mal à connecter les vulnérabilités des agriculteurs à celles des consommateurs. Surement pour cause de faible consommation ou distribution locale.» En effet, les chaines de valeur dépassent largement les limites du territoire et les agriculteurs en distribution classique ne sont pas investis comme témoins. Nous avons un enjeu collectif à identifier et entendre ces témoignages.

Sous-estimer les interdépendances aggrave la vulnérabilité des territoires et de ses habitants

Pour prendre correctement la mesure des vulnérabilités, il est essentiel de souligner leurs interdépendances. C’est-à-dire s’interroger sur la manière dont elles s’influencent les unes les autres, et parfois s’amplifient.

Apolline Faure du cabinet Transitions illustre « La connexion entre urgence climatique et vulnérabilités sociales et économiques doit être concrétisée. Les ménages les plus modestes sont souvent ceux qui logent dans des passoires thermiques. Si ces logements ne sont pas rénovés, imaginez que face aux canicules leurs occupants se mettent tous à acheter des climatiseurs… ». On assisterait alors à un rebond des consommations énergétiques, donc à une aggravation du changement climatique, tout en enfermant davantage ces familles dans une situation de précarité énergétique.

Les acteurs aussi sont interdépendants. Les vulnérabilités des uns impactent les autres par ricochet. Aurélien Boutaud souligne cette situation paradoxale : « Les territoires ruraux, parfois en difficulté financière, défendent la voiture comme mode de transport et c’est logique vu leurs contraintes. Mais à long terme, la structure des territoires sera de plus en plus vectrice d’inégalités. Elle conditionne les mobilités qui devront être réduites.» Ce qui impacterait les accès à  la culture, aux services médicaux… Il s’agit donc de donner à voir ces interdépendances pour les prendre en compte dans les décisions.

Dans les territoires, se mettre à l’écoute des initiatives extérieures à la collectivité

Des initiatives concrètes sont mises en oeuvre dans les territoires, hors des murs de l’action publique. Elles sont portées tantôt par des associations ou des entreprises, ou encore par des particuliers. L’action publique a un enjeu à se rendre attentive à ces initiatives pour leur venir en appui. Domitien Diétrie partage la nécessité d’un diagnostic des autres acteurs et de leurs projets mais constate la difficulté de mise en œuvre. « Par manque de moyens surement, nous avons peu d’occasions en tant que collectivité d’être caisse de résonance des initiatives du territoire. »

Mais comment trouver la juste posture pour les collectivités locales ? Au-delà d’un apport financier ou d’une mise à disposition de lieu ou d’ingénierie, il est possible de co-porter des projets. Nikola Jirglova du Labo de l’ESS, chargée de mission pour l’étude Dynamiques collectives de transitions dans les territoires, souligne l’intérêt de la dynamique partenariale initiée pour le projet de la Chantrerie à Nantes. Au sein d’une Zone d’Activité Commerciale, des acteurs économiques se sont regroupés avec des acteurs de la recherche pour mettre en œuvre une chaufferie bois mutualisée. D’autres projets connectés à la transition écologique (éolien, mobilité…) ont suivi, co-portés avec la collectivité. Point important : les porteurs-euses de projets ont impliqués les élus.e.s très tôt. L’investissement public était logique ensuite et ne ressemblait pas à une demande de financement sortie du chapeau. Le président de l’association de la Chantrerie soutient l’importance d’établir  « un rapport de force bienveillant avec les élus » rapporte Nikola Jirglova.

Cependant, l’inclusion d’acteurs extérieurs à l’action publique n’est pas systématiquement gage de bonne coordination. Un groupe local coordonné par le Réseau Action Climat et Alternatiba à Paris s’était lancé dans un comité de suivi du Plan Climat parisien. Ils en sont finalement partis, les documents techniques s’étant avérés difficilement appropriables. Zoé Lavocat du Réseau Action Climat, qui accompagne les groupes de citoyens s’interroge sur le risque pour eux d’être réduits à un rôle de simple caution citoyenne.

De ces retours d’expérience, on comprend qu’il s’agit pour l’action publique de susciter l’action collective. Ou de la soutenir quand elle se met en place. Coté juridique, Nikola Jirglova plaide pour une sensibilisation aux Société de Coopération d’Intérêt Collectif auprès des agents et élus locaux : «La SCIC est tout à fait sous employée alors qu’il s’agit d’une forme juridique qui favorise clairement la coopération publique-privée.»

Au sein des collectivités, sortir la transition du service environnement

C’est aussi au sein des collectivités que les interdépendances sont sous-estimées et qu’il faudrait en prendre soin. Comment éviter une transition cloisonnée et cantonnée à l’entrée environnementale ? L’élaboration des Plans Climat ou Projets de Territoire ces dernières années s’est révélée une sensibilisation efficace en ce sens. « Elle a mobilisé régulièrement des élus et des agents hors des thématiques dites environnementales autour du sujet de la transition écologique, efficacement.» témoigne Domitien Diétrie.

Parmi les leviers pour activer des habitudes de travail en transdisciplinarité, on peut aussi compter sur l’arrivée d’une jeune génération de techniciens selon Apolline Faure. « L’intégration de l’urgence climatique à leur travail ne leur demande pas de remettre en cause des systèmes que d’autres générations perpétuent depuis des dizaines d’années. » En effet, les chargé-e-s de mission transition se heurtent encore souvent à l’organisation. «Le décloisonnement dans la fabrique des politiques publiques demande d’inventer des modalités de travail qui sont souvent en dehors de la fiche de poste» affirme Nikola Jirglova.

Les outils de décloisonnement existent et peuvent le faire advenir « d’en haut » comme « d’en bas ». Un exemple de dispositif consiste à outiller le ou la chargé-e de mission pour lui permettre d’aller frapper aux portes des différents services et des différentes communes. Zoé Lavocat rapporte l’exemple de la Communauté d’Agglomération du Grand Auch où le chargé de mission du PCAET a utilisé la grille Climat Pratic concernant les avancements avec chacun des services techniques. « Il semble que ça ait permis de construire un cadre commun. Ce dispositif repose sur la motivation des chargés de mission, mais les résultats sont tellement lisibles par les graphiques de l’outil que ça rend la transition concrète. »

Autre stratégie de décloisonnement à Clermont Auvergne Métropole qui a créé avec tous les services un document unique, le Schéma de Transition Ecologique et Energétique. Mensuellement, des Commissions Métropolitaines Elargies réunissent élu-e-s, agent-e-s et partenaires pour échanger sur ce que les décisions impliquent pour chaque portefeuille. « Ce dispositif vise à éviter que le PLUI-H n’empêche la mise en œuvre du projet de transition énergétique par exemple. » souligne Apolline Faure.

Enfin, l’articulation entre les démarches va jusqu’à la transterritorialité. Les territoires voisins sont interdépendants. Par exemple, l’intégration au réseau de nouveaux projets d’électricité renouvelable peut être un problème quand le territoire voisin a déjà installé de nombreuses éoliennes. Sous estimer ces interdépendances en luttant contre le changement climatique fait apparaître des vulnérabilités nouvelles. Comme des concurrences entre les territoires pour les mêmes ressources renouvelables. C’est un effet rebond. Apolline Faure et Charles Adrien Louis du cabinet B&L évolution et auteur du rapport Comment s’aligner sur une trajectoire compatible avec les 1,5°C ? font le même constat « On voit se développer des filières de bois matériaux, des chaufferies, mais d’ici 5 à 10 ans on se retrouvera en tension sur la ressource parce que le territoire de l’autre coté de la forêt fait la même chose ! De même pour le foncier… »

Faire face à l’urgence climatique, c’est prendre acte que chaque champs d’intervention sectoriel dépend des autres : l’écologie dépend du développement économique pour que la transition devienne effective, l’économique et le social dépendent de l’environnement pour renforcer leur résilience… Et les territoires dépendent les uns des autres. Le manque de coordination trans-territoriales mène à une concurrence pour les ressources, au lieu d’en inclure les limites. Et le manque de prise en compte des interdépendances amplifie les vulnérabilités.

Personnes interviewés et ressources pour aller plus loin :

> Aurélien Boutaud, du cabinet de conseil Aboco. Voir son ouvrage sur les Limites planétaires publié dans la collection Repères aux éditions La Découverte avec Natacha Gondran.

> Domitien Diétrie, DGS de la communauté d’agglomération du Muretain. Voir sa veille active sur LinkedIn.

> Apolline Faure, du cabinet de conseil Transitions. Voir leur Guide pour une coopération urbain-rural en matière de transition énergétique, très utile pour passer à l’action.

> Nikola Jirglova, du Labo de l’ESS. Voir leur étude de 2020 sur les Dynamiques collectives de transitions dans les territoires.

> Zoé Lavocat, du Réseau Action Climat. Voir notamment leur veille sur Les initiatives de l’action publique locale face à la crise sanitaire à maintenir pour faire face à la crise climatique.

Charles-Adrien Louis, du cabinet B&L évolution. Pour prendre la mesure des enjeux, lire leur analyse étayée sur Comment s’aligner sur une trajectoire compatible avec les 1,5°C ?