Comment gouverner la ville servicielle ?

Revue Urbanisme, dossier « Qui gouverner la smart city ? », n°407, hiver 2017.

La révolution numérique bouleverse le paysage des services urbains. Le glissement serviciel qu’elle provoque vient brouiller la frontière entre secteur public et secteur privé. Face à cela, les villes doivent redéfinir leur fonction régulatrice pour réaffirmer les trois principes du service public : égalité, continuité et mutabilité… et en ajouter un quatrième : la valorisation des communs.

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La ville comme un service

Revue d’analyse financière, dossier « Ville intelligente : la déployer, la financer, la gouverner », Juillet-septembre 2017.

La révolution numérique en cours saisit la ville, transformant à viveallure la manière dont on produit cette ville, dont on la gère et dont on la vit. Qu’il s’agisse de la mobilité, de l’immobilier, de l’énergie ou encore des déchets, ces secteurs témoignent du glissement serviciel. Une transformation lourde de conséquence sur le financement des infrastructures… et le rôle de l’acteur public !

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Financer la ville à l’heure du numérique (PDF)

Revue Esprit, n°435, Juin 2017.

Les débats récurrents sur la crise des finances locales sont trop souvent réduits à une question de dépenses (Comment dépenser moins ?) ou de recettes (Comment préserver les dotations de l’État ? Faut-il augmenter les impôts locaux ?). Raisonner ainsi, c’est oublier que dépenses et recettes sont avant tout fonction de ce qui dans le domaine de l’entreprise s’appelle la « proposition de valeur » et qui, dans le domaine de l’action publique locale, correspond à l’offre de services urbains.

La prospective au service des régions et des métropoles (PDF)

Les territoires de l’Etat – DGCT, Prix de thèse du CNFPT, GRALE, 2017

Le discours prospectif a été une ressource déterminante pour faire émerger ces nouveaux territoires de l’État et contourner les notables locaux structurés à l’échelle de la commune et du département. C’est là tout l’intérêt de cette pratique qui navigue entre le registre de l’expertise et celui du politique : agréger des acteurs disparates autour d’un énoncé commun, en jouant sur l’ambiguïté permanente entre estimation du probable et affirmation du souhaitable.

La ville doit redéfinir son rôle d’agrégateur d’intérêt général (PDF)

Interview dans la Gazette des Communes, 20 mars 2017 (avec Isabelle Baraud-Serfaty et Clément Fourchy)

Face à la multiplication des acteurs intervenant dans les sujets traitant de la ville, les collectivités vont devoir se repositionner en chef d’orchestre et passer de relations bilatérales à multilatérales. 

Qui paiera la ville (de) demain ? (PDF)

Synthèse de l’étude sur les nouveaux modèles économiques urbaines, janvier 2017 (avec Isabelle Baraud-Serfaty et Clément Fourchy)

Qui payera la ville (de) demain ? Avec cette question, notre étude vise à analyser les transformations du financement des services urbains et à décrypter leurs implications sur les circuits de péréquation entre les différents types d’utilisateurs de la ville. Et ce, en combinant une entrée secteur par secteur avec une lecture plus transversale. In fine, ce travail a pour but d’aider les collectivités à faire face à ces mutations discrètes, voire à en tirer parti pour renouveler le financement de leur intervention.

Inventons la métropole oui mais comment ? (PDF)

Tribune dans le Journal du Grand Paris, 18 janvier 2017 https://www.lejournaldugrandparis.fr/tribune-inventons-metropole-oui/

De nombreuses tribunes ont été publiées, vantant tantôt les apports d’une telle démarche ou décriant les évolutions dont elle est porteuse. Mais c’est surtout sa capacité à atteindre l’ambition poursuivie qui mérite d’être questionnée : comment faire pour que les réponses à cet appel à projets soient réellement en mesure d’inventer la métropole ?

Quand la valeur de l’immobilier glisse vers l’aval (PDF)

Revue Responsabilité et Environnement, n°84, octobre 2016 (avec Isabelle Baraud-Serfaty)

Les modèles économiques de l’immobilier sont révélateurs de la mutation plus générale des modèles économiques urbains. La création de valeur n’est plus dans la production ; l’investissement et l’exploitation sont de plus en plus imbriqués, et l’hybridation des fonctions urbaines s’accentue. Ce glissement de la valeur vers l’aval interpelle l’État et les collectivités locales, ils doivent repenser leurs modes d’action qui sont aujourd’hui très fragmentés et cloisonnés.

La fin du 9-3 ? La Seine-Saint-Denis entre représentations et métropolisation (PDF)

Revue Hérodote n°162, 3e trimestre 2016 (avec Daniel Béhar et Manon Loisel)

La représentation du 9-3 est venue se substituer à celle de la « banlieue rouge » et suffit pour susciter tout un imaginaire du territoire et de ses habitants. C’est au moment où elle connaît son apogée que cette représentation cesse d’être en phase avec le territoire dont elle se veut le miroir. La Seine-Saint-Denis ne constitue plus l’espace de référence de quatre ensembles intercommunaux en formation. Pour chacun d’eux, des trajectoires différenciées de métropolisation viennent dessiner peu à peu des configurations géopolitiques singulières. 

L’économie métropolitaine ne se limite pas à La Défense ! (PDF)

Revue en ligne Métropolitiques, 17 octobre 2016 (avec Manon Loisel et Magali Talandier) www.metropolitiques.eu/L-economie-metropolitaine.html

Entre les fonctions stratégiques hébergées dans les tours ou les centres de recherche, et
les activités présentielles que sont la boulangerie ou le cabinet dentaire du coin, y a-t-il une place pour de l’activité économique plus ordinaire dans les métropoles ? Manon Loisel, Nicolas Rio et Magali Talandier dévoilent le rôle fondamental d’activités trop souvent oubliées et soulignent à quel point leur reconnaissance est décisive pour penser les économies et territoires métropolitains.

Gouverner les institutions par le futur – résumé de la thèse (PDF)

Résumé de ma thèse de doctorat en science politique, octobre 2015. Le manuscrit intégral est téléchargeable ici : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01245947

À quoi sert la prospective ? Telle est la question de cette recherche sur les usages du futur par les régions et les métropoles en France. Ma thèse démontre que la prospective n’a pas pour vocation première d’agir sur le long terme. Ces démarches éphémères servent surtout à gouverner les institutions qui les portent. Le futur est mobilisé comme une ressource pour définir l’institution, sa place et sa fonction.

Le mythe des « clusters » du Grand Paris (PDF)

Revue en ligne Métropolitiques, 10 février 2014 : http://www.metropolitiques.eu/Le-mythe-des-clusters-du-Grand.html

Polémiques lors de leur lancement en 2009, les clusters du Grand Paris sont largement mobilisés dans l’élaboration des contrats de développement territorial. Outil de gouvernance territoriale plutôt que leviers de développement économique, ils ont servi de levier pour réguler la fragmentation métropolitaine. La création de la métropole du Grand Paris ouvre des perspectives plus opérationnelles.

La métropole de Lyon. Splendeurs et fragilité d’une machine intercommunale

Revue Hérodote n°54, 2014 (avec Gilles Pinson, Déborah Galimberti et Sylvaine Lobry) : https://www.cairn.info/load_pdf.php?download=1&ID_ARTICLE=HER_154_0191

Cet article vise à mettre au jour les dynamiques politiques qui ont fait de la communauté urbaine de Lyon, en passe de se transformer en métropole, l’un des plus puissants gouvernements métropolitains en Europe. Cette puissance tient à la conjonction de deux facteurs : le consensus associant l’essentiel des élites urbaines autour d’un agenda de croissance et d’attractivité ; l’identification de la structure intercommunale comme le véhicule principal de cet agenda.

Du rééquilibrage à l’Est à la différenciation économique métropolitaine (PDF)

Chapitre de l’ouvrage De la ville nouvelle à la ville durable. Marne-la-Vallée, in Clément Orillard, Antoine Picon, Parenthèses, 2014 (avec Daniel Béhar)